Au Cameroun, 87 % des femmes productrices de cacao se trouvent en situation d’insécurité foncière et 68 % déclarent n’avoir jamais entendu parler du Règlement de l’Union européenne contre la déforestation et la dégradation des forêts (RDUE) : deux fragilités qui pourraient compromettre, à court terme, la capacité de milliers d’exploitations familiales à continuer de vendre sur le marché européen.
Ces constats ressortent d’une étude de terrain menée dans dix localités de trois régions, présentée lors d’un atelier stratégique et de dialogue politique tenu à Yaoundé les 28 et 29 janvier. La rencontre, organisée par le Centre pour l’environnement et le développement (CED) avec la plateforme Making Europe Work for People and Forests, a réuni des partenaires techniques et institutionnels — dont l’Union européenne et la coopération allemande — ainsi que des représentants de la société civile, des chefferies traditionnelles, des banques et des acteurs de la filière cacao. Elle intervient alors que l’entrée en vigueur du RDUE a été, une nouvelle fois, reportée.
« Il était important d’organiser cette rencontre, car plus l’entrée en vigueur du ...