Le président de la République a annoncé, dans son discours de vœux à la nation du 31 décembre 2025, la mise en œuvre « dès cette année » d’un programme spécial visant la réhabilitation des axes routiers dégradés. Le chef de l’État a précisé que l’initiative intégrerait aussi la construction de nouvelles routes. Selon lui, « [ce programme] permettra notamment d’améliorer la mobilité urbaine et interurbaine, ainsi que l’accès aux bassins de production ».
La réhabilitation et l’agrandissement du réseau routier restent une préoccupation récurrente des pouvoirs publics, tandis que l’état des routes alimente l’inquiétude des populations. Les principaux axes, notamment ceux reliant les plus grandes villes, sont fortement dégradés. Conséquence : ralentissement des échanges, allongement des temps de trajet et multiplication des accidents.
L’axe Yaoundé–Douala illustre ces difficultés : il faut compter 5 à 6 heures pour parcourir les 230 km séparant les deux principales villes du pays. D’autres corridors sont cités parmi les plus affectés, notamment Édéa–Kribi, Garoua–Ngaoundéré, ainsi que Douala–Bafoussam.
Un bilan 2025 contrasté, des objectifs à préciser
Selon les données les plus récentes du ministère des Travaux publics, 75 % (91 404,7 km) du réseau routier camerounais est en état médiocre ...