Depuis quelques jours, le ministère du Commerce traque les commerçants coupables de ne pas respecter les nouveaux prix homologués du riz. De sources officielles, le bilan de cette opération a déjà permis de saisir près de 1 000 sacs de riz : plus de 500 à Yaoundé, la capitale, et plus de 300 à Bafoussam, la capitale régionale de l’Ouest. Plusieurs boutiques ont par ailleurs été scellées, principalement dans la capitale, apprend-on. Ces saisies font suite à la baisse des prix du riz.
Le 11 avril dernier, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé une « baisse significative » des prix du riz au consommateur final. La baisse concerne les prix du sac de 50 kg de riz brisé indien, thaïlandais et pakistanais 25% et 5% vendus sur le marché local. Le membre du gouvernement précisait que cette baisse des prix intervient après l’arrivée sur le marché des premières cargaisons découlant du quota spécial de 190 000 tonnes de riz négociées auprès du gouvernement indien. Il affirmait alors avoir donné des « instructions précises » aux équipes en charge du contrôle de son département ministériel pour une « application stricte » de ces nouveaux tarifs sur le terrain, dans l’intérêt des consommateurs.