Selon le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, 200 000 hectares de terres ont déjà été sécurisés sur le corridor Yoko-Lena-Tibati, situé entre la région du Centre, dans la partie méridionale du Cameroun, et celle de l’Adamaoua, dans la partie septentrionale du pays. Paul Tasong, qui a révélé cette information lors de la défense du budget de l’Etat de l’exercice 2025 devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, souligne que 200 000 hectares supplémentaires sont en voie de sécurisation. Ce qui fera au total une assiette foncière de 400 000 hectares à mettre à la disposition des opérateurs économiques intéressés par les investissements dans le secteur agricole.
En effet, dans le cadre de cette initiative gouvernementale présentée comme une composante du Projet intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), apprend-on officiellement, il est question d’augmenter la production locale du riz, du maïs, du blé et bien d’autres cultures vivrières. Cela devrait contribuer à réduire les importations de céréales, notamment le riz et le blé, qui figurent parmi les principaux produits alourdissant la facture des denrées alimentaires importées par le Cameroun. En 2023, par ...