Les petites et moyennes entreprises (PME) sont de plus en plus reconnues comme la première ligne de défense du Cameroun contre les crises alimentaires mondiales. Alors que le pays dépense chaque année plus de 800 milliards de FCFA pour ses importations alimentaires, les entrepreneurs ruraux interviennent pour transformer les récoltes locales en substituts abordables du riz, du blé ou du poisson, dont les prix internationaux sont souvent très volatils.
Ce rôle a été mis en lumière à Bafoussam lors de la 5ᵉ Journée nationale du réseautage des entreprises rurales, tenue du 10 au 11 septembre, où plus de 200 entreprises locales ont présenté des produits à base de cacao, soja, manioc, maïs, café et patates douces. « En mobilisant les PME, le Cameroun vise à protéger sa population contre les chocs externes tout en renforçant son autosuffisance », explique un responsable du ministère du Commerce.
La pression sur le système alimentaire camerounais s’est intensifiée ces dernières années. La guerre en Ukraine a perturbé les approvisionnements mondiaux en blé, tandis que la variabilité climatique a affecté la production de riz et de maïs en Asie et en Afrique. Selon les données commerciales officielles, le ...