Le 31 janvier 2024, le tribunal de grande instance du Wouri, statuant en matière civile, a débouté la Société internationale des travaux ferroviaires (Sitrafer) et son promoteur Jacques Bimaï (photo) dans leur procédure d’assignation contre Camrail, le concessionnaire du chemin de fer au Cameroun, le ministère des Finances et accessoirement la Banque mondiale, le ministère de l’Économie et le ministère des Transports. Dans le cadre de cette procédure enclenchée en février 2020, Sitrafer et Jacques Bimaï, sous-traitants de longue date de Camrail dans l’entretien et la maintenance du réseau ferroviaire au Cameroun, réclamaient à l’entreprise alors contrôlée par le groupe Bolloré (l’Italo-suisse MSC a repris ces actifs, NDLR) des dommages et intérêts d’un montant de 20,8 milliards de FCFA. Ceci, apprend-on, en raison de « fautes » supposées avoir été commises par Camrail dans le cadre de l’exécution de divers contrats attribués à Sitrafer, mais surtout du fait de prétendues manœuvres du concessionnaire ayant conduit à l’éviction de cette entreprise du marché pour le renouvellement de la voie ferrée sur 175 km entre Batschenga et Ka’a, contrat financé par la Banque mondiale.
Concrètement, dans sa décision du 31 janvier 2024, la collégialité présidée par la magistrate Dicky Ndoumbé, épouse ...