Le nouveau directeur général de la Société camerounaise d’électricité (Socadel), qui succède à Eneo Cameroon, n’hérite pas seulement d’une entreprise en difficulté. Il hérite surtout d’un contrat de performance structuré autour d’un tableau de bord. Selon le projet de contrat de performance annexé au plan de restructuration élaboré par le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee) en mars 2026, le patron de l’entreprise sera évalué sur 20 indicateurs couvrant les finances, la qualité du service, le commercial, la gouvernance, ainsi que la sécurité et les ressources humaines. Le mandat est fixé à trois ans, renouvelable une fois sous condition de résultats. Le dispositif prévoit une évaluation intermédiaire annuelle par le conseil d’administration, ainsi qu’une obligation de justification, accompagnée de mesures correctives, pour tout objectif non atteint.
L’État hiérarchise d’emblée les priorités. Le financier représente 27 % de la note globale du directeur général. La qualité du service pèse 33 %, soit le bloc le plus important. Le commercial suit avec 20 %, devant la gouvernance (15 %) et la sécurité-ressources humaines (5 %). En clair, le patron de Socadel sera jugé d’abord sur deux fronts: ...