Le gouvernement camerounais tire la sonnette d’alarme face à un décalage croissant entre la progression rapide du trafic mobile et la stagnation des investissements des opérateurs télécoms, qui met en péril la qualité du réseau national.
D’après la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, s’appuyant sur les conclusions de l’Agence de régulation des télécommunications et d’experts indépendants, « la performance des opérateurs de téléphonie mobile est essentiellement compromise par des problématiques endogènes liées aux investissements insuffisants ». Ce diagnostic a été présenté au conseil de cabinet le 31 juillet 2025.
La ministre souligne que les investissements des opérateurs sont « en inadéquation avec la croissance du trafic », aggravée par une « maintenance approximative des équipements » et une « mise à jour insuffisante des infrastructures ». Ces insuffisances se traduisent par une qualité de service dégradée : continuité de service erratique, couverture incomplète et inégale du territoire, congestions récurrentes, et débits fluctuants liés à une saturation progressive d’infrastructures vieillissantes.
Parmi les autres critiques formulées figure la « non-mutualisation des infrastructures », un ...