L’activité de certains navires battant pavillon camerounais préoccupe l’Organisation maritime internationale (OMI). Ces bateaux sont accusés de faire partie de la flotte de « navire fantôme » qui permettent à la Russie d’exporter son pétrole et de le vendre à plus de 60 dollars le baril, violant ainsi les sanctions prises contre la Russie après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Les préoccupations de l’OMI ont été portées, le 14 mars 2024, au ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Ngalle Bibehe, par le Haut-Commissaire du Royaume-Uni au Cameroun, Barry Lowen. Il faut dire que le siège de l’OMI se trouve à Londres, capitale de ce pays.
Pour comprendre, il faut savoir qu’après le début de la guerre en Ukraine en février 2022, les pays du G7 (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Japon, Canada), l’Union européenne (UE) et l’Australie ont décidé de plafonner le prix du baril de pétrole russe à 60 dollars pour réduire les recettes pétrolières (et donc les dépenses militaires) de ce pays qu’ils accusent d’avoir envahi un État souverain. Pour mettre cela en œuvre, ces pays ont interdit à leurs compagnies de transport maritime et d’assurance d’accepter des cargaisons de pétrole russe dont le ...