Routes dégradées, coupures d’électricité, difficultés d’accès au crédit et retards de paiement de l’État : pour le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), ces obstacles limitent la capacité des entreprises camerounaises à produire et à exporter sous le régime de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). À l’ouverture de la 12e édition du Cameroon Business Forum (CBF), le 22 octobre 2026 à Douala, son président, Célestin Tawamba, a demandé au gouvernement des mesures concrètes pour réduire ces contraintes.
Présidée par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, cette session du CBF intervient six ans après la dernière rencontre plénière, organisée en octobre 2020. Les travaux portent sur les réformes nécessaires pour améliorer la compétitivité des entreprises camerounaises et leur permettre de profiter de l’ouverture progressive des marchés africains.
Pour Célestin Tawamba, les difficultés rencontrées sur le marché intérieur compromettent déjà la capacité des entreprises à se projeter au-delà des frontières nationales. Il dénonce notamment la dégradation des routes Douala-Yaoundé, Douala-Bafoussam, Édéa-Kribi et Ngaoundéré-Kousseri. Selon lui, il faut désormais six à huit heures pour relier ...