La Conférence économique africaine 2026 s’est achevée le 12 juillet à Abidjan sur un appel conjoint de la Banque africaine de développement (BAD), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’OCDE à renforcer l’autonomie économique du continent. Après trois jours de travaux, les trois institutions ont placé l’intégration commerciale, la transformation locale, l’investissement et la qualité des politiques publiques au cœur de la réponse africaine aux bouleversements géopolitiques mondiaux.
Le message de clôture marque une inflexion : il ne suffit plus à l’Afrique de résister aux crises successives. Le continent doit convertir cette capacité de résistance en puissance productive, commerciale et financière afin de mieux défendre ses intérêts dans un environnement international fragmenté. Le communiqué final ne fixe toutefois ni objectifs chiffrés ni calendrier précis pour traduire ces orientations en résultats mesurables.
Organisée du 10 au 12 juillet au siège de la BAD autour du thème « Renforcer l’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique dans un monde multipolaire », la conférence a réuni économistes, chercheurs, responsables publics et représentants d’institutions de développement. Les débats ont porté sur les conséquences de la fragmentation du commerce mondial, du durcissement des ...