Selon le test prévisionnel de conjoncture publié trimestriellement par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), l’institut d’émission des six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), la production d’huile de palme devrait chuter au Cameroun au cours du 3e trimestre 2024. Selon ce document prospectif de la banque centrale, qui est basé sur les enquêtes réalisées auprès des chefs d’entreprises, responsables d’administrations et autres acteurs clés des différentes filières et secteurs d’activité de la Cemac, cette baisse projetée est consécutive au « cycle de production du palmier à huile, peu propice à une récolte optimale pendant cette période ».
Sur la foi de cette prévision pessimiste des acteurs de la filière huile de palme du Cameroun, le pays s’achemine donc vers de nouvelles importations, afin de pouvoir garantir à la fois la consommation des ménages et l’approvisionnement des unités de raffinage. En effet, à la faveur de la multiplication des usines de raffinage d’huile de palme au Cameroun, la production locale de l’or rouge est de plus en plus insuffisante. Au point où, parti d’environ 100 000 tonnes il y a encore quelques années, le déficit structurel de production a atteint 160 000 tonnes ...