Au festival de cinéma Écrans Noirs de Yaoundé, banquiers et responsables culturels se sont réunis pour aborder une question qui hante depuis longtemps l’industrie cinématographique camerounaise : comment transformer l’ambition créative en projets attractifs pour les investisseurs. La Société Commerciale de Banque Cameroun (SCB), filiale du groupe marocain Attijariwafa Bank, a rappelé aux cinéastes que la passion seule ne suffit pas pour obtenir des lignes de crédit.
« Ce que nous attendons, ce sont des projets financièrement viables, avec des échéanciers de remboursement et des délais de rentabilité », a déclaré un représentant de la SCB lors d’un panel présidé par le directeur du festival, Bassek Ba Kobhio. Pour illustrer son propos, la banque a cité l’exemple d’un budget de film de 300 millions FCFA (environ 480 000 dollars). Dans un tel cas, les producteurs doivent présenter un plan d’affaires détaillé montrant les sources de revenus, le calendrier de récupération des investissements et les modalités de remboursement.
Le Cameroun ne dispose pas d’un fonds national dédié à la production cinématographique. Le ministère des Arts et de la ...