La Banque africaine de développement (BAD) partage avec deux autres banques multilatérales une partie du risque de non-remboursement lié à ses engagements souverains au Cameroun. Au 30 juin 2026, cette couverture portait sur 509 millions de dollars, soit environ 293 milliards de FCFA : 275 millions de dollars auprès de la Banque interaméricaine de développement (BID) et 234 millions auprès de la Banque asiatique de développement (BAsD), selon les états financiers intermédiaires de la BAD déposés auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine.
Ces 509 millions de dollars ne constituent ni un nouveau prêt au Cameroun, ni une enveloppe supplémentaire mise à la disposition de l’État. Ils correspondent à une protection financière : si certains engagements souverains camerounais concernés n’étaient pas remboursés dans les conditions prévues, la BID et la BAsD supporteraient une partie des pertes de la BAD. Celle-ci reste toutefois le prêteur et conserve une partie du risque.
Le mécanisme ne signifie donc pas qu’un défaut de paiement du Cameroun est attendu. Il permet surtout aux banques multilatérales de répartir leurs risques entre elles afin d’éviter une trop forte concentration de leurs engagements sur certains pays.
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