Trois semaines après la grève des manœuvres agricoles de la Société Sucrière du Cameroun (Sosucam), qui a dégénéré en émeutes à Mbandjock et Nkoteng, plusieurs centaines de coupeurs de canne n’ont pas repris le travail. Selon la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC), l’un des cinq syndicats de la Sosucam, environ 600 travailleurs sont absents sur les deux sites sucriers.
Selon les syndicalistes, ces coupeurs de canne se sentent désabusés par le peu de résultats obtenus. « Nous demandions simplement une revalorisation de notre salaire de base », déplore l’un d’eux, rencontré dans un quartier de Mbandjock. « Nous sommes découragés et avons même un peu honte », confie un autre.
Plusieurs travailleurs saisonniers expriment un sentiment d’injustice, estimant donner beaucoup sans rien recevoir en retour. Certains se disent déçus d’avoir manifesté en vain et ressentent de la honte après avoir exprimé leur colère et subi des violences.
Car c’est bien la revalorisation du salaire de base qui est la revendication phare des coupeurs de canne. Ce salaire ...